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samedi 5 avril 2008

Sur les traces de la danseuse d'Izu

Je ne suis probablement pas le seul à avoir découvert la littérature japonaise à travers le court roman « la danseuse d’Izu » (伊豆の踊り子). Il décrit le voyage d’un lycéen parti en vacances solitaires dans la péninsule d’Izu (伊豆半島) au début du vingtième siècle. Ses vacances commencent de façon triste jusqu’à ce qu’il rencontre un groupe d’artistes et décide de voyager avec eux jusqu’à Shimoda (下田). Notre lycéen retrouve vite le moral grâce à cette joyeuse compagnie et surtout à son attraction pour une jeune danseuse du groupe. La différence de statut social et le jeune âge de la fille ne lui permettent pas de commencer une aventure, mais il monte dans le bateau pour Tokyo à Shimoda le cœur réjoui par cette aventure. Toute la palette des sentiments humains est finement décrite par la prose élégante de Kawabata.
Pendant mon premier voyage au Japon, j’ai encore rencontré brièvement la péninsule d’Izu quand je cherchais un onsen rapide et bon marché. Cela m’a amené à Atami (熱海), le point d’entrée de la péninsule, une station thermale moderne appréciée. Etudiant sans le sou, je n’ai pas utilisé le train ‘Odoriko’ (danseuse express) nommé en référence à Kawabata, pour me rendre dans la ville. Je me suis contenté d’une après-midi plaisante dans les bains d’un hotel moderne. Puis, je suis rentré à Tokyo par le train omnibus et je suis retourné à ma vie d’étudiant.
Quelques années plus tard, j’ai pu découvrir un peu plus la péninsule. Le train orange et vert un peu désuet du Tokaido m’a amené jusqu’à la ville d’Ito (伊東), un petit port de pêche et une station thermale (温泉). J’étais vaguement déçu par l’aspect extérieur du ryokan (旅館) qui n’aurait pas dépareillé la banlieue de Tokyo. Mais j’ai passé de très bons moments grace au service impeccable, à la chambre traditionnelle en Tatami. La nourriture est en générale gastronomique, et comprend toujours du sashimi au bord de la mer, ou du gibier, notamment du sanglier (猪)en montagne. Le plus agréable dans un onsen est évidemment de prendre son temps pendant la soirée pour profiter des bains d’eau thermale chaude. Cela permet de dormir profondément avec tous les muscles reposés. De nombreux ryokans occupent aussi de vieux bâtiments traditionnels avec une atmosphère fabuleuse. Les constructions japonaises d’époque n’ont toutefois pas toujours l’isolation phonique que l’on souhaiterait dans ces établissements destinés principalements aux week-ends en amoureux.
Pour une petite promenade de fin d’après-midi, la route côtière juste au sud d’Ito offre de belles vues sur l’île voisine d’ Oshima (大島). Un court voyage en train jusqu’à la Gare de Jogasaki Kaigan (城ヶ埼海岸) permet de découvrir deux endroits surprenants. La côte de Jogasaki (城ヶ埼) est un enchainement de falaises de lave escarpées surplombées d’une belle forêt de pins. Plusieurs kilomètres de sentier permettent des promenades agréables. Dans les terres, il est possible de monter sur le Mont Omura (大室山), un surprenant volcan de poche maintenant endormi, par un petit télésiège. Le sommet offre une belle vue sur le Mont Fuji, la péninsule et les îles environnantes. En redescendant du volcan, vous pourriez continuer votre voyage jusqu’à Shimoda, tout au sud de la péninsule. C’est dans ce port que les bateaux américains arrivèrent en 1858, mettant fin à deux siècles d’isolation du Japon. Sur le chemin de Shimoda, la superbe plage de Shirahama (白浜) est un bon endroit pour un bain de mer en été. Les surfeurs d’y trouvent toute l’année.
Il est possible aussi de rejoinder Shimoda par la route de montagne du centre de la peninsula. C’est le chemin que choisissent les voyageurs de la Danseuse d’Izu. Le voyage commence alors à Mishima (三島) par un délicieux plat d’Unagi (うなぎ). Les anguilles sont grilles sur du charbon de bois avec un sauce sucré sale qui lui donne une saveur caramelisée. Le ventre plein, vous apprécierez mieux les superbes sources de Kakitagawa (柿田川) springs. On prétend que l’eau très pure et d’un bleu profond vient du Mont-Fuji.
De retour à la gare de Mishima, le train vous amènera à Shuzenji (修善寺) dans le centre de la péninsule. La station thermale voisine de “Shuzenji onsen” (修善寺温泉) abrite certains des ryokans les plus reputes du pays. Il y a aussi des hébergements plus abordables, et c’est un endroit agréable pour passer la nuit. Depuis Shuzenji, des bus parcourent la route centrale qui rejoint Shimoda par les montagnes. Les chutes de Joren (浄連の滝) sont impressionantes, mais j’ai préféré la randonnée sur la vieille route du col d’Amagi (天城峠). La route est maintenant fermée au public. Je l’ai parcouru dans un brouillard épais qui lui donnait un air mystérieux. Je n’aurais pas été surpris de voir surgir du brouillard le groupe de voyageurs de la danseuse d’Izu. Le tunnel sombre par lequel on rejoint l’autre versant est aussi impressionant. L’excursion terminée, si l’on reprend la route de Shimoda, on passera sur un pont suspendu en forme de spirale, prétendu anti-sismique, et qui permet de descendre le flanc de la vallée.
Il est aussi possible de rejoindre Izu depuis Nagoya ou Osaka en utilisant le ferry connectant Shimizu (清水), le port de Shizuoka (静岡) à Toi (土肥). Le bateau traverse la baie de Suruga juste en face du Mont Fuji. Un bus permet ensuite de rejoindre la ville de Shuzenji depuis Toi. Il est possible de prendre le ferry avec sa voiture, et cela permet sans doute d’éviter les bouchons autour de Numazu, très fréquents le week-end.
Vous pouvez continuer votre lecture dans un onsen pour un bain reposant.
Informations pratiques

Accès à Atami: Tokaido Shinkansen Kodama(Y4288 - 27 Euro, 46min depuis Tokyo), Train spécial ‘Odoriko’ (Y3900 - 24 Euro, 80min depuis Tokyo) ou ligne Tokaido(111 min, Y1890 - 12 Euro depuis Tokyo). Le train ‘Odoriko’ continue vers Ito (Y4420, 104min) et Shimoda (Y6290 - 39 Euro, 164min). Il y a aussi des trains locaux entre Ami et Ito (ligne JR Ito) et entre Ito et Shimoda (ligne Izu express)

Accès à Mishima: Tokaido Shinkansen Hikari (Y4600 - 28 Euro, 44min depuis Tokyo), ou ligne Tokaido (119 min, Y2210 depuis Tokyo, correspondance à Atami)

Accès à Shuzenji: ligne Izu Hakone de Mishima à Shuzenji (33 minutes, 500 Yen - 3 Euro) bus fréquents depuis la gare de Shuzenji (every 15 minutes) jusqu’à la station thermale de Shuzenji Onsen (Izu Hakone bus or Tokai bus). Il y a environ 20 bus par jour entre Shuzenji et Toi. Les bus en direction de Matsuzaki (松崎) s’arrêtent à Toi.

Accès aux chutes de Joren et Amagi Toge: bus de Shuzenji en direction de Kawazu. Approximativement un bus toutes les 30 minutes. 30 minutes, Y800 - 5 Euro jusqu’aux chutes de Joren, Y1060 - 7 Euro, 45 minutes pour arriver au départ de la route du col d’Amani

Accès à Toi en Ferry : ”Dream Ferry” depuis Shimizu. La traversée dure 65 minutes, avec entre 4 et 7 aller-retours par jour. The premier ferry quitte Shimizu à 8h et Toi à 9h20. Le dernier bateau quitte Shimizu à 16h et Toi à 17h20. L’aller coûte Y2000 - 12.5 Euro par personne, et Y4300 - 27 Euro par voiture individuelle (moins de 3m de long)

Izu Hakone bus: http://www.izuhakone.co.jp/bus/rosen/index.htm (En japonais)
Tokai Bus: http://www.tokaibus.jp/mainroot.html (En Japonais)
Toi bus schedule: http://www.toi-annai.com/access/basu.html (En Japonais)
Toi <-> Shimizu Ferry: http://www.dream-ferry.co.jp/

Restaurant d’Unagi à Mishima : Sakuraya (桜家) 三島市広小路町13-2 hirokoji-cho Mishima. Tel 055-975-4520. Ouvert de 11h à 20h ou jusqu’à épuisement du stock. Fermé le mercredi et les jours fériés. A partir de Y2620 - 16 Euro par personne

Réservation d’un onsen ou ryokan : Yahoo Japan (http://www.yahoo.co.jp/) offre un service de réservation d’hébergement sous la rubrique ‘voyage’ (en japonais). Le site secret Japan (http://www.secret-japan.com/) offre des conseils indépendents sur les onsens en anglais et en fraçais. Il comprend aussi un guide sur la côté ouest d’Izu, au sud de Toi).


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dimanche 30 décembre 2007

Le football professionnel au Japon

Niigata (新潟) est un port pluvieux de 800.000 habitants sur la mer du Japon. La région est réputée pour son riz. Si vous vous y étiez rendu en 2003, vous auriez eu la surprise de voir le stade (Big Swan) rempli de plus de 30.000 personnes pour chaque match de l'équipe locale (Albirex Niigata), alors en deuxième division du championnat professionnel de football. Le club n’est pourtant professionnel que depuis 1999, mais a sans doute comblé un vide dans une ville qui ne dispose pas d'équipe de baseball professionnelle à laquelle les habitants peuvent s'identifier. C'est aussi le résultat de la politique volontariste du président, Hiromu Ikeda, qui n'a pas hésité à distribuer des billets gratuits pour remplir son stade. Depuis, les gens reviennent régulièrement, et l'équipe fait maintenant partie de l'identité de la ville.

Le club de Niigata a terminé 6ème du championnat 2007, et un avenir brillant lui est promis. Il est en tout cas atypique dans le championnat japonais, où la plupart des clubs appartiennent à des entreprises. Urawa Red Diamond (浦和レッドダイヤモンズ), le club de la banlieue populaire du nord de Tokyo est ainsi la propriété de Mitsubishi (三菱), et lui a donné son nom (Mitsubishi signifie 3 diamants). C'est aussi un des clubs les plus populaires, puisqu'il a attiré en moyenne pour la saison 2007 plus de 46000 spectateurs. Le club des Gamba Osaka (ガンバ大阪) appartient lui à Matsushita (propriétaire des marques Panasonic et National). Les Yokohama Marinos (横浜F・マリノス) appartient eux à Nissan. Tous ces clubs de grande ville ont déjà gagné des titres de champion. Pourtant, les clubs les plus titrés sont dans de plus petites villes : Le Jubilo Iwata (ジュビロ磐田), un des clubs de Shizuoka, appartient à l'entreprise Yamaha Motors (ヤマハ発動機株式会社), et a été trois fois champion. La petite ville de Kashima (65.000 habitants), entourée d’usines chimiques et métallurgiques est le siège du club de « Kashima Antlers », (鹿島アントラーズ), 5 fois champions et propriété de Sumitomo (住友). Ce tour des grands clubs japonais serait incomplet sans mentionner les « Shimizu S-pulse » (清水エスパルス), l'autre club de la région de Shizuoka (静岡市). Cette région est parfois appelée le « Brésil du Japon » car le football y est populaire depuis longtemps. Comme le club de Niigata, Shimizu n'est la propriété d'aucune grande entreprise, mais est supportée par de nombreux partenaires locaux. L'équipe est très implantée dans la ville, et a donnée son nom au centre commercial local (Shimizu Dream Plaza), ainsi qu'au service de ferry (Shimizu Dream Ferry). Les derbys entre Shimizu et Iwata, les deux clubs de Shizuoka, sont parmi les plus réputés du Japon.


Vous devrez être prêt à débourser de 2000 Yens (13€ - virage) à 5000 yens (30€ - tribune) pour voir un match. Le spectacle offert par les matches de J1 est plutôt intéressant. Il s’y marque plus de buts qu’en France (2.83 buts par match contre 2.25 buts lors de la dernière saison), même si cela est parfois dû à des erreurs défensives. Le niveau est difficile à comparer avec la France, même si, lors de la dernière confrontation en Corée lors d’un tournoi de pré-saison, L'Olympique Lyonnais a largement dominé l'équipe de Shimizu 2 à 0. En tout cas, la décoration des tribunes et les chants sont préparés avec application, jusqu'aux partitions de champs de supporter scrupuleusement distribuées (l'auteur de ce blog a ainsi reçu plusieurs feuilles de « La la la laaa la la la la laaaaaaaaa Shimizu S Puuuuuuuuulse La La Laaa» avec de subtiles variantes comme « Ole Ole Ole Ole Shimizu S Puuuuuuuuulse »). Le public est souvent familial, et la violence y est très rare. Les stades sont propres, et comme partout au Japon, on y mange bien. Le stade des Kashima Antlers propose ainsi une quinzaine de stands vendant des plats allant du riz au curry (カレーライス500 Yens 3€) au ragoût de tripes (もつ煮込み 500 Yens 3€) en passant par les crêpes (300 Yens 2€), les tomates cerises (300 Yens 2€), le steak au riz (ステーキ丼 500 Yens 3€) ou les brochettes de poulet grillées dans le stade (焼き鳥150 Yens / 1€ la brochette).

Le Japon n'est pas traditionnellement une terre de football, le baseball étant ici le sport roi. La plus grande rivalité du sport japonais oppose ainsi les Hanshin Tigers (阪神タイガースéquipe de la région d’Osaka, deuxième ville du pays), aux Yomiuri Giants (読売ジャイアンツ), l'équipe de Tokyo, la capitale. Ainsi, le championnat professionnel de football n'a été créé qu'en 1993, pour remplacer la « Japan Soccer League » amateur. La formule choisie était alors atypique. Tous les matches nuls étaient suivis de prolongations, puis si nécessaire de tirs au buts pour déterminer un vainqueur. Le championnat était également organisé en deux phases jusqu'en 2004, chaque vainqueur d'une des phases pouvant jouer la finale du championnat. Il n'y avait également pas de division inférieure, et donc pas de relégation. Les deux premières années ont été un franc succès. Les stades étaient pleins, et les matches souvent diffusés à la télévision nationale aux heures de grande écoute.

Puis le championnat a connu une grave crise financière. Il s'est alors réformé pour ressembler plus aux ligues européennes. En plus de la J1 de 18 clubs, la J2 a ainsi été créée en 1999, et compte maintenant 15 clubs. Les 2 derniers clubs de J1 sont ainsi relégués automatiquement en J2, et le troisième club le moins bien classé de J1 joue les barrages contre la troisième meilleure équipe de J2. Ainsi, en 2007, Les clubs « Yokohama FC », « Ventforet Kofu », et « Sanfrecce Hiroshima » ont été relégués en J2. Les clubs « Tokyo Verdy 1969 », « Kyoto Sanga FC » et « Consadole Sapporo » ont été promus. La système de championnat à deux phases a été aboli en 2005, après que le Jubilo Iwata gagne les deux phases en 2002, et les Yokohama Marinos réussissent le même exploit en 2003, rendant la phase finale inutile. Les clubs professionnels participent aussi aux deux coupes nationales. La Nabisco Cup se joue seulement entre les équipes professionnelles, alors que la coupe de l’Empereur (天皇杯) rassemble elle tous les clubs du pays, professionnels comme amateurs. Les trois premières équipes du championnat participent aussi à la coupe d’Asie des Champions (Asian Champion Cup).

Ces réformes ont été efficaces. Si les japonais suivent surtout les résultats de l'équipe nationale (Trois fois championne d’Asie), le championnat a trouvé son public. La moyenne de spectateurs était ainsi de 19081 spectateurs pour l'année 2007. Pour référence, la moyenne de spectateurs dans la Ligue 1 française en 2006-2007 était d’environ 21811 spectateurs. Le budget des clubs est toutefois bien moindre au Japon, le plus gros budget pour la saison 2006 (Urawa) était d'environ 7 milliards de Yens (43M€). Un budget plus typique est celui des Shimizu S pulse, autour de 3 milliards de Yen spour la même saison (18 M€). En France, le plus gros budget (Olympique Lyonnais) est d’environ 110M€, alors que le budget d'une équipe de milieu de tableau (Lille) est d’environ 35 M€ (saison 2006-2007). Les salaires des joueurs ne sont d'ailleurs pas très élevés, avec une moyenne de 2M Yens (soit 120.000€ par an) contre 456.000 Euros en France(4 fois celui de la J1), et 1,7M€ en Angleterre (15 fois celui de la J1). Les stars sont aussi moins rémunérées. Le joueur le mieux payé en J1 reçoit un salaire de 110M Yens (670.000 €) par an. A titre de comparaison, un des plus gros salaires de ligue 1 française était celui du milieu de terrain lyonnais Juninho, estimé à 4.5 millions d'euros pour la saison 2006-2007.

La reconversion des joueurs est souvent délicate. Ils passent en effet en quelques mois du statut de star locale, à celui d’anonyme peu fortuné. De rares élus pourront rester dans le football comme entraîneurs. La plupart quittent le sport professionnel très tôt (autour de 22 ans-23 ans), et décident de retourner à l'université. Certains suivent une carrière plus originale. Yaso Yuji (八十祐治), ancien joueur des Gamba Osaka et des Vissels Kobe (ヴィッセル神戸) est ainsi devenu avocat. Le joueur Takahiro Yamada (山田隆裕) est le propriétaire d'une franchise de camions de « Melon Pain » (メロンパン),un lointain cousin de nos camions pizzas. Son entreprise a eu du succès au départ, mais elle est actuellement en procès avec ses franchisés sur la qualité des ingrédients fournis.

mise à jour saison 2008 (7 décembre 2008)

Le championnat 2008 de J-League vient de s'achever sur la deuxième victoire de suite des "Kashima Antlers" (鹿島アントラーズ). Les Kawasaki Frontales (川崎フロンターレ), Nagoya (名古屋グランパス), Oita (大分トリニータ), et Shimizu (清水エスパルス) font aussi partie des 5 premiers dans un championnait très resseré où 7 équipes se tiennent en 10 points. Les supporters de Shimizu sont particulièrement heureux car leur grand rival, le Jubilo Iwata (ジュビロ磐田) jouera les barrages pour la descente. Le Tokyo Verdi (東京ヴェルディ) rescucité n'a pas convaincu et descend en J2, ainsi que le club de Sapporo (コンサドーレ札幌), qui n'a gagné que 4 matches cette année. Le club de Niigata (アルビレックス新潟) se maintient lui en première division après une saison honorable (13e place).


mise à jour saison 2009 et coupe du monde de football (19 juin 2010)

La saison 2009 a été celle d'une troisième victoire de suite des "Kashima Antlers" (鹿島アントラーズ), talonnés à seulement deux points par l'équipe de Kawasaki (川崎フロンターレ). Le Kansai (関西) est représenté dans ce trio de tête par l'équipe de Gamba Osaka (ガンバ大阪). Les équipes de Kashiwa Reysol (banlieue est de Tokyo), Oita Trinita (Kyushu, sud du pays), et JEF United Chiba (banlieue est de Tokyo) descendront en seconde division, et seront remplacées par les équipes de Vegalta Sendai (ベガルタ仙台), Cerezo Osaka (セレッソ大阪) et Shonan Bellmare (湘南ベルマーレ).

Après deux matchs en coupe du monde, l'équipe nationale du Japon fait un parcours tout à fait honorable. Vainqueurs du Cameroun par 1 à 0, la sélection nippone a subie aujourd'hui une défaite presque injuste face à l'équipe des Pays-Bas, avec une défense bien regroupée, et des contres dangereux et bien menés. Tout reste possible pour la qualification au second tour. La sélection comprend une majorité de joueurs issus de la J-League. Les clubs de Nagoya Grampus (名古屋グランパス), Kawasaki Frontale (川崎フロンターレ), Jubilo Iwata (ジュビロ磐田), Yokohama Marinos (横浜F・マリノス), Kashima Antlers (鹿島アントラーズ) et FC Tokyo (FC東京) ont deux ou trois représentants en coupe du monde. Seuls Takayuki Morimoto (Catane), Keisuke Honda (SKA Moscou), Daisuke Matsui (Grenoble) et Makoto Hasebe (Wolfsburg) jouent dans des clubs étrangers. Certains japonais se moquent gentiment de l'équipe de France, notamment sur le célèbre newsgroup Ni-Channel, mais peut-on vraiment leur en vouloir ?

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