vendredi 27 mars 2009

L'art de la fraise

Le spectacle est surprenant. En hiver et au début du printemps, de nombreux cars quittent les centre-villes et se rendent dans de petits villages de campagnes. Souvent, sur le parking, de charmantes dames avec un beau chapeau en forme de fraise les accueillent, sans doute les filles et tantes du paysan réquisitionnées pour la pleine saison. Une fois descendu du car, ils reçoivent un gobelet de lait sucré, et s’enferment pendant 20 à 30 minutes dans des serres en vinyle. Il s’agit du rituel de l’Ichigo Gari (苺狩り), ou l’orgie de fraises.
Les japonais cultivent les fraises sous serre pendant l’hiver. L’ensoleillement souvent excellent de cette période, et les températures plutôt clémentes permettent aux marchés du pays de recevoir, dès la mi-janvier, ces délicieux fruits souvent dégustés en patisserie. Une des plus populaires est l’Ichigo Short cake (苺ショートケーキ), une sorte de fraisier. De nombreuses japonaises considèrent que la fraise est le plus « mignon » des fruits, le caractère fraise (苺) est d’ailleurs depuis quelques années autorisé pour les prénoms, et semblent connaître un certain succès : quoi de plus mignon que de nommer sakura-chan sa petite fille.
Toutefois, les vrais amateurs se rendent dans les Ichigo Gari à la campagne. On peut en effet privatiser sa section de serre, environ 1 mètre par personne, soigneusement délimités par l’huissier aux fraises. Celles-ci poussent souvent sur de petites terasses artificielles sur deux ou trois rangées. Les plants donnent des fruits en continu pendant la saison, et lorsque l’on déguste ses fraises, on peut souvent voir d’autres tiges en fleur. Ce n’est pas bon marché puisqu’il en coûte souvent environ 1800 Yens (15 Euros) par personne.
Les fêtards disposent alors de 20 à 30 minutes pour ravager la récolte, en se remplissant la panse de ces délicieux fruits. L’auteur de ce blog en a mangé une bonne soixantaine de taille respectable. Même avec ce bon apétit, le tarif d’entrée peut sembler important. Mais les fraises mangées sur l’arbre sont beaucoup plus goûteuses, et sucrées, que celles du commerce, car elles ont muries sur leur tige, et pas dans les méandres des circuits de distribution des supermarchés.
Les amateurs de fruits peuvent aussi se rendre au Budogari (ぶどう狩りraisin à volonté, entre août et septembre), kinokogari (きのこ狩り, champignons à volonté, à l’automne), nashigari (梨狩りpoires à volonté, entre août et novembre), ou miikangari (みかん狩り, en hiver), mais ceux –ci sont plus confidentiels. Les sakuranbogari (さくらんぼ狩り, cerises à volonté) ont par contre plus de succès. On se prend à rêver qu’avec la crise, certains agrigulteurs français organiseront des journées « open verger » dans nos plus beaux terroirs : abricots et pêches du sud de la France feraient des « gari » fabuleux.

Informations complémentaires

Le site Rurunbu (http://www.rurubu.com/season/winter/ichigo/) présénte une liste importantes de « spots » d’Ichigo Gari. Le site « mapple » (http://www.mapple.net/sp_mikaku/kaki.asp) présente quelques adresses de gari. La pleine saison des Ichigo Gari est de janvier à mars autour de Tokyo.
Vous pouvez continuer cette lecture champêtre en partant à la chasse aux pousses de bambou
Article complet

dimanche 1 mars 2009

Les quatre saveurs du Japon

Le premier écrit de ce blog décrivait le Japon en 3 chiffres, une introduction que certains ont sans doute trouvé froide. Cet article propose de définit le Japon par des « saveurs ». Si je devais ainsi résumer Paris en quelques sensations à la manière d’un haiku, je mentionnerais probablement son mobilier urbain rétro aux teintes marron, ses pavés, ses toits en zinc, le carrelage et l’odeur du métro. Le Japon a lui-aussi ses sensations caractéristiques, j’ai ainsi choisi de vous parler du pouvoir du Yen, du « rétro moderne », du béton chaotique et la forêt.
Le pays du soleil levant est, plus que la France, un endroit où tout est payant. Jeune étudiant arrivant de France et habitué aux « cartes 12/25 » et aux bons plans, j’ai découvert un pays où 300 kilomètres de train ordinaire coûtaient forcément 50 Euros, où l’entrée à un musée représentait au souvent une dizaine d’euros (étudiant ou pas), où même les auberges de jeunesse coûtent relativement cher, et où l’abonnement pour le travail s’arrêtait juste à la station nécessaire, charge à moi de payer un supplément si je souhaitais aller faire des courses dans le quartier voisin le week-end. Les « bons plans » français ont certainement leur avantage, mais j’ai appris à apprécier la vie quotidienne surtout au Japon : on regarde avec plus d’attention les paysages par la fenêtre quand le train est cher, et on apprécie plus une balade dans un quartier voisin qui coûtera 1000 yens (7 euros) l’aller-retour que si on utilise simplement sa carte orange « professionnelle ». J’ai aussi fait connaissance avec les « jardins payants » (le Shinjuku-Gyoen 新宿御苑 par exemple) qui m’a appris à apprécier l’effort fait à développer des espaces verts. Je regarde maintenant le vénérable (et gratuit) parc de la tête d’or de Lyon comme une merveille, alors que c’était seulement banal pour moi. J’apprécie d’autant plus de dépenser au Japon que la qualité du service est excellente, que ce soit la nourriture servie (même pour un modeste plat de nouilles), la propreté des bâtiments et des espaces publics, ou par l’arrivée des trains à l’heure. Il y a bien entendu des exceptions, mais les clients sont presque toujours mieux traités qu’en Europe ou aux Etats-Unis. On voyage ainsi l’esprit tranquille, en étant toujours sûr d’en avoir pour son argent. Le Japon procure la sensation agréable d’une machine bien huilée qui, pouvu que l’on mette des pièces dedans, produira toujours ce que l’on a commandé.
Nous arrivons souvent au Japon en espérant y trouver des villes futuristes. Pourtant, un des charmes du Japon est le « rétro moderne » : la présence d’objets ou de tenues très inspirées de quelques décennies en arrière. Des amis d’Outre Atlantique m’ont confié qu’ils retrouvent dans certains aspects du Japon contemporain leur Amérique des années 50, avec quelques évolutions, et un niveau de service excellent. Les mangas sont peut-être le meilleur exemple, adaptation réussie des « comic strips » des années 50, tombés depuis en désuétudes aux US, mais toujours très actifs au Japon. Les costumes des « filles d’ascenceur » et leur chapeau de « groom », ou même des vendeuses de boisson dans le Shinkansen et leurs petits tabliers en sont de bons exemples. Les taxis de Tokyo ont également un petit air de Mercédes des années 80, d’autant plus que leur ligne plutôt carrée est souvent accentuée par des couleurs un peu rétro, comme un assortiment d’un orange pale et de liserés rouges, et parfois de petits protège-siège en dentelles.
Les rames de train de banlieue de série 201 (201系) de style résolument « acier carré »ont aussi leur charme. Bien qu’elles aient maintenant disparu des lignes Chuo (中央線) et Sobu (総武線) à Tokyo, il en reste quelques unes dans la région d’Osaka. Les habitants du Kansai apprécieront sans doute aussi lees rames bleues et vertes dela ligne Keihan (京阪電車), dont la ligne arrondie rappelle les premiers trains électriques. Dans le centre de Tokyo, le quartier de Marunouchi rappelle beaucoup, en plus moderne, le style de building « Chicago » des années 1900 aux Etats-Unis (voir par exemple le Monadnock Building à Chicago , ou le Marshall Field and Company Building), tous deux datant de la fin du 19ème siècle).
Un aspect caractéristique du Japon est la totale liberté architecturale laissée aux propriétaires de parcelles de terrain. Ce grand respect de la propritété foncière permet les styles les plus fous. Il permet aussi un style « béton provisoire » sans complexe qui n’est pas forcément synonyme à Tokyo de logement social bon marché. Les structures les plus anciennes sont maintenant noircies d’humidité, et peuvent rappeler les immeubles de Bombay.

Ils sont aussi un rappel de ce que le Japon était, dans les années 1960 et 1970, encore un pays au niveau de vie « intermédiaire ». En 1960, le niveau de vie du Japon (PIB par habitant) se situe à la 29ème place entre la Jamaique et l’Uruguay, en 1972 à la 24ème place entre l’Angleterre alors en crise et l’Italie en transition. Le Japon est seulement un pays riche depuis le milieu des années 80, étant classé à cette époque à la 9ème place mondiale entre le Danemark et les Etats-Unis plus récemment. Les immeubles plus récents s’autorisent des folies stylistiques plus ou moins heureuses, mais qui font toujours espérer une surprise lors d’une promenade en ville. Le résultat est une mosaïque de « pop-art » géante qui n’est pas désagréable. Dans ce chaos, les lignes de téléphone et d’électricité ont une place spéciale : par souci d’économie, et pour faciliter les remises en service après les tremblements de terre, la plupart de ces lignes sont encore aériennes, et les poteaux se transforment en une grappe de transformateurs et de cables.
La forêt est, comme le béton, une texture de base de la géographie japonaise. Est-ce la lumière plus vive au pays du soleil levant, est ce les essences particulières. La forêt a en tout cas un grain particulier ici, et sert de toile de fond seyante à la plupart de la vie dans le pays, que ce soient les collines qui entourent Kyoto, ou les falaises de la péninsule d’Izu. Ces montagnes sont d’ailleurs les derniers espaces sauvages du pays, et les seuls qui s’offrent au randonneur qui souhaite échapper aux villes.
La forêt est souvent au cœur des temples et sanctuaires japonais, et est mise en scêne avec talent, en jouant sur les essences, les tapis de mousse, et le contraste entre la texture des pierres et des végétaux. Le temps au Japon est différent de celui de l’Europe et une des joies du pays est de profiter de grandes journées d’automne et de printemps ensoleillées. Certains arbres n’ont certes plus leurs feuilles, mais l’air clair permet souvent d’apercevoir les montagnes enneigées qui entourent l’agglomération de Tokyo.
Article complet

vendredi 13 février 2009

Excuses aux lecteurs

Comme vous l’avez constaté, je n’ai pu publier de nouvel article durant les deux derniers mois, et je vous prie d’accepter mes excuses pour cela. L’écriture d’un blog est une aventure passionante, l’interaction avec les lecteurs est toujours un plaisir et je suis certainement ravi que plusieurs articles aient eu une audience proche de celle d’un premier roman.
Ce site a représenté un travail régulier et important pour moi, et j’ai publié régulièrement 2 ou 3 récits par mois jusqu’en décembre 2008. Toutefois, le temps n’est pas infini, et j’ai eu à traiter ces dernières semaines d’affaires urgentes à la fois professionnelles et personnelles. J’ai donc sans aucune hésitation sacrifié l’écriture de ce blog, qui reste seulement un loisir.
J’ai sans doute touché une des limites de l’Internet 2.0 : celui-ci permet de publier presque gratuitement, mais il n’existe pas à ma connaissance de modèle permettant d’évoluer vers des structures semi-professionnelles qui offrent une compensation raisonnable pour le temps passé à créer du contenu de « qualité ». Tout est probablement encore à inventer, un bon sujet pour les plus entrepreneurs d’entre nous.
Je vais continuer à publier à mon rythme des récits sur le Japon qui me passionne toujours autant, et j’espère que mes lecteurs seront indulgents, et me pardonneront mon inconstance.
Article complet

dimanche 28 décembre 2008

L'étape d'Hakone sur la route du Tokaido

La vue du Mont-Fuji depuis le lac d’Hakone est une des cartes postales du Japon. Comme tout lieu touristique, Hakone a évidemment ses excès, et ceux qui ont attendu deux heures pour monter dans le téléphérique en garderont un mauvais souvenir, surtout si leur récompense a été une vue imprenable sur … les nuages qui cachaient le célèbre volcan. Pourtant, si l’on évite les courtes périodes d’affluences, et si le temps est de la partie, Hakone est une excursion inoubliable à 1 heure de train de Tokyo : l’activité volcanique, les superbes panoramas, et des randonnées agréables vous permettront d’oublier quelques instants l’agitation de Tokyo. Vous pouvez aussi faire étape à Hakone pour compléter un voyage au Japon centré sur le Kanto (la région de Tokyo). Celui-ci comprendra sans doute aussi une halte à Nikko, à Kamakura, dans les montagnes et dans la péninsule d’Izu.
Les mérites d’Hakone sont incontestables, mais le voyage depuis Tokyo est aussi intéressant. Les « Romance Car », un service spécial de la compagnie privée Odakyu, offrent en effet quelques places panoramiques avec une vue sur tout l’avant du train, car la cabine du conducteur est surélevée. Comme le train traverse toute la banlieue Tokyoïte depuis le grand centre de Shinjuku, c’est un des meilleurs aperçus de la ville. Depuis les grandes tours, les habitations se font de moins en moins denses, et l’activité se rassemble autour des gares. Les champs apparaissent d’abord perdus entre les maisons individuelles, puis deviennent alors majoritaires, et on voit apparaître la campagne japonaise typique avec ses champs de riz jamais très éloignés des habitations. Après avoir traversé quelques collines, on arrive dans la petite ville de Matsuda (松田), et à Odawara (小田原), avant de remonter une longue vallée jusqu’à la station d’onsen de Hakone Yumoto (箱根湯本).
Hakone Yumoto est une grande station d’onsen assez chic d’où part la ligne de train Hakone-Tozan (箱根当山). Les voyageurs au budget confortable apprécieront le « Classic Hotel » Fujiya près de la gare de Miyanoshita (宮ノ下駅), qui est également un excellent endroit pour juste prendre un verre ou acheter les excellents curry-pans, un des meilleurs du Japon. L’endroit est plus calme que Hakone-Yumoto. La station de Gora (強羅駅), tout en haut de la ligne de train Hakone-Tozan, est également un bon endroit pour profiter des onsens. Il existe de nombreux hameaux isolés avec un ou deux établissements pour ceux qui préfèrent être entourés de calme nature. Si cela ne vous suffisait pas, la péninsule d’Izu n’est qu’à quelques minutes de train d’Odawara, en particulier la station d’Atami, qui revient à la mode.

Le site d’Hakone est situé dans le cratère effondré d’un volcan, une « caldeira » dont le lac occupe l’endroit le plus bas. La dernière éruption a eu lieu il y a 3000 ans, et a formé le lac d’Ashinoko et la vallée d’Owakudani. Entre Hakone Yumoto et le lac d’Ashiko, le site d’Owakudani (大涌谷) a des airs de porte de l’enfer. Des fumeroles sulfurées sortent de terre, ainsi que de nombreuses sources chaudes. Comme nous sommes au Japon, un plat spécial a été imaginé pour l’endroit : les œufs noirs, ou « kurotamago » (黒玉子), bouillis dans les fumeroles volcaniques. Ils sont censés prolongés la vie de sept ans si consommés avec modération, une coutume bien pratique pour augmenter les ventes. Le site se rejoint par le funiculaire, puis le téléphérique depuis Gora.
On vient principalement à Hakone pour les superbes vues du Mont-Fuji. Celles-ci sont les plus impressionnantes entre la fin de l’automne et le début du printemps, quand la montagne est encore enneigée et l’air suffisamment clair pour apercevoir le volcan. Un des endroits les plus agréables est un parc situé sur le site d’un ancien palais impérial (onshi-hakone, 恩賜箱根) entre Moto-Hakone (元箱根) et Hakone-machi (箱根町). Si l’on suit l’itinéraire touristique habituel, on peut rejoindre Moto-Hakone par le bateau qui part du terminus du téléphérique à Togendai (桃源台). Le voyageur sera indulgent envers la présence d’une reproduction d’un bateau de ligne français ou d’un vapeur du Mississipi, et se rappellera que l’éclectisme est aussi un élément central de la culture japonaise.
Une fois arrivé à Moto-Hakone, on atteint cette petite presqu’île du lac d’Ashinoko (芦ノ湖) par 15 minutes de marche depuis Moto-Hakone dans une allée très agréable bordée de pins historiques de l’ancienne route en bordure du lac. A proximité du parc en direction de Hakone-machi se trouve l’ancien poste frontière de Hakone (HakoneSekisho, 箱根関所): il marquait l’entrée de la région du Kanto (littéralement à l’est des portes), et ne pouvait être franchi sans autorisation. Le contrôle des voyages, en particulier des seigneurs, était une des bases du pouvoir du ShogunTokugawa, qui s’assurait ainsi de la présence permanente d’otages de tous les clans dans la ville de Tokyo pour garantir la paix civile.
Depuis Moto-Hakone, une promenade agréable est l’ancienne route du Tokaido, ou Kyukaido (旧街道), qui permet de rejoindre par un sentier en descente, la station de Hakone Yumoto. Comme beaucoup de randonnées au Japon, elle permet de profiter de la forêt qui recouvrent les flancs de cette étroite vallée. De bonnes chaussures de randonnée sont de rigueur. L’étroitesse du chemin qui était le principal axe routier du Japon de l’Ere Edo (17ème au 19ème siècle) étonne, mais on doit se rappeler que les routes anciennes, comme les voies romaines, n’étaient en aucun cas des axes économiques : les échanges commerciaux se faisaient par voie maritime ou fluviale, le transport par route est beaucoup trop coûteux, il était donc réservé aux voyageurs et mouvements de troupe. Sur le chemin, vous croiserez après une heure de marche l’Amasake-Chaya (甘酒茶屋) qui offre un saké chaud bienvenu, et un petit musée présentant l’ancienne route du Tokaido. Après 45 minutes supplémentaires, vous arriverez au petit village de Hatajuku (幡宿), dont la spécialité est la boîte en bois, disponible évidemment dans de nombreuses boutiques de souvenir. Il est possible de continuer sa route jusqu’à Hakone Yumoto, ou de prendre le bus depuis le village. La marche complète jusqu’à Hakone Yumoto prend une grosse demi-journée.

Informations pratiques

Le Romance Car coûte 2020 Yen (15 Euros) de Shinjuku à Hakone Yumoto, avec environ un train toutes les 30 minutes. Un free pass offre le trajet depuis Tokyo et des transports illimités dans la région d’Hakone aux non-résidents. Le prix est de 5000 Yen (38 Euros) pour deux jours et 5500 Yen (42 Euros). Le site en anglais de la compagnie donne des informations détaillées en anglais: http://www.odakyu.jp/english/rc/index.html

L’itinéraire touristique depuis Hakone Yumoto comprend le train HakoneTozan de Hakone-Yumoto à Gora (390 Yens l’aller), puis le Hakone-Tozan cable car jusqu’à Sounzan (早雲山), puis le téléphérique (Hakone Ropeway, 箱根ロープウェイ) jusqu’à Togendai (桃源台) (1330 Yen (10 Euros) l’aller, 2340 Yen (18 Euros) l’aller-retour).

Bien que le funiculaire soit agréable, le plus pratique pour rejoindre moto-Hakone est le bus : 40 minutes depuis Hakone Yumoto (prix 930 Yen (7 Euros)).

Il est préférable d’éviter l’été, où le Mont-Fuji sera certainement invisible, et les périodes d’affluences pendant les jours fériés japonais : golden week entre le 28 avril et le 5 mai environ, et congés de fin d’année autour du premier janvier.

La carte suivante sur le site de l’office du tourisme japonais est fort pratique : http://www.tourisme-japon.fr/explorer/destinations/pdf/tokyo2-fuji-hakone.pdf


Le site Secret Japan propose de nombreux conseils et adresses d’onsen sur la région : http://www.secret-japan.com/forum/hakone-(kanagawa-ken)-t18.html

Le site officiel d’Hakone compte 17 sources d’onsen répertoriées (http://www.hakone.or.jp/english/midokoro/onsen.html)

L’estampe affichée est issue de la série des 53 stations du Tokaido (東海道五十三次) par Utagawa Hiroshige (歌川広重)

Vous pouvez continuer votre lecture et organiser votre voyage avec les articles suivants sur les « Classic Hotels », les Onsens et la péninsule d’Izu.
Article complet

jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël 2008

Je souhaite à tous les lecteurs de ce blog et à leur famille un très Joyeux Noël. J'espère que vous passerez un bon moment entouré de vos proches, loin des petites soucis et inquétudes de l'époque.
La photo a été prise au Ryoanji (竜安寺) à Kyoto pendant une éclaircie après une chute de neige. Le temple est connu pour son jardin de pierre qui prend un aspect surprenant sous un manteau blanc.
Les lecteurs récents souhaiteront peut-être continuer votre lecture par cet article de l'an dernier sur les fêtes de fin d'années au Japon.
Article complet