dimanche 30 août 2009
Pourquoi nous sommes tous partis
Publié par
U
à
15:27
18
commentaires
Libellés : enterprise, Japon, vie pratique
dimanche 7 décembre 2008
En couple avec un conjoint japonais
Tout couple demande un respect mutuel. Mais ici, la tentation est grande d’établir une hiérarchie entre les deux pays : les français seront tentés de mépriser l’urbanisme chaotique des villes japonaises, l’acharnement parfois inefficace au travail, et les particularités de la politique nippone. Les japonais regarderont de haut cette France des trains en grève, des crottes de chien, et du garçon de café qui ne sourit pas. Ces comportements sont souvent très dangereux dans un couple : même si l’on a conscience des limites de son pays, on n’aime jamais recevoir des leçons d’un étranger. Et toute tentative de mettre une hiérarchie entre les deux pays sera vite vue comme la volonté de mettre la même hiérarchie dans le couple. Il convient en particulier d’être très prudent sur les informations que l’on recueille sur le pays de son conjoint dans les forums internets, blogs, et sites spécialités pour les expatriés : il existe, en particulier sur les sites occidentaux, des interprétations discutables de la vie au Japon, avec souvent des raccourcis très hatifs. Certains faits divers rares sont parfois interprêtés comme des évènements normaux.
Une relation de couple est faite d’affectation entre les conjoints, mais c’est aussi le choix d’un mode de vie commun acceptable pour les deux personnes. Dans le cas évoqué ici, les difficultés sont plus importantes : le choix du lieu de résidence voudra souvent dire qu’un des deux conjoints sacrifie sa carrière. Au moins un des conjoints sera éloigné de sa famille, des produits et de la culture de son pays. Internet permet des communications gratuites et l’accès aux journaux du pays d’origine, mais cela ne résoud pas tout. Il faut avoir vécu plusieurs années à l’étranger pour comprendre ce fort besoin d’un plat auquel on est habitué depuis l’enfance et introuvable sur place : malgré l’excellente nourriture japonaise, après une année sans rentrer en France, j’aurais volontiers échangé un diamant contre un bon saucisson lyonnais. Je pense donc qu’il est important de discuter avec son conjoint du type de vie que l’on envisage pour le futur, s’installer dans un autre pays n’est jamais un acte anodin, et souvent, le conjoint qui « joue à domicile » n’aura pas conscience des difficultés, surtout s’il n’a jamais tenté de s’intégrer à l’étranger. Un bon compromis est sans doute le projet de vivre, suivant les circonstances, dans l’un ou l’autre pays. Cela réduit la pression sur le conjoint expatrié de s’adapter à tout prix. Et l’expatriation sera d’autant plus facile que si le conjoint concerné a à la base, un intérêt pour le pays dans lequel il va vivre.
Un retour au pays coûtera plus de mille euros pour le conjoint éloigné de sa famille, et il ne peut souvent s'organiser que longtemps à l'avance. Les produits locaux et les livres en langue maternelle seront plus difficiles à trouver et souvent chers. Il n’est ainsi par rare de payer entre 10 et 15 Euros pour un magazine japonais à Paris, et celui-ci sera introuvable même dans les grandes villes de province. Les japonais qui s’installent en France sont aussi habitués à des quartiers sûrs et propres, et à une qualité de service excellente. Ils s’adapteront souvent mieux aux quartiers agréables de centre-ville qu’aux banlieues populaires, et apprécieront les commerces hauts de gamme. Dans l’autre sens, un français habitué à la qualité de vie de la province française se sentira sans doute plus à l’aise dans les quartiers agréables de Tokyo. Tout ceci fait qu’une certaine aisance financière aidera beaucoup à l’intégration. D’autant que de nombreux jeunes japonais habitent encore chez leurs parents et utilisent leurs salaires (souvent autour de 1500 Euros) comme argent de poche : s’ils s’expatrient, à moins qu’eux-mêmes ou leurs conjoints n’aient une situation exceptionnelle, leur pouvoir d’achat sera diminué de beaucoup. Il est très recommandé de faire une estimation de la situation financière du couple, et du train de vie qui pourra être mené, et de la partager avant de prendre de décisions irréversibles, comme celles d’une installation en France ou au Japon.
Quoi que l’on pense des couples au long-cours qui refusent de se marier, les législations françaises et japonaises sur l’immigration sont telles qu’il est devient souvent obligatoire à un moment de se marier pour pouvoir habiter ensemble. Dans certains cas, seul le visa de tourisme (3 mois renouvelable tous les 6 mois en France) est accessible au conjoint non-marié en visite. Ce n’est pas la seule raison : un conjoint qui doit quitter son pays pourra se sentir plus à l’aise s’il a des certitudes juridiques par rapport au couple. De plus, l’union libre n’est pas entrée dans les mœurs au Japon. Le mariage sera donc une étape presque obligatoire, et il arrivera peut-être plus tôt qu’on ne le souhaiterait idéalement. Il est par contre très rare que les familles japonaises acceptent un mariage quand l’homme européen est encore étudiant, car ils considèrent qu’il n’a pas encore de situation, et ne peut subvenir correctement aux besoins du nouveau foyer. De même, les jeunes filles japonaises souhaiteront souvent travailler quelques années au Japon après la fin de leurs études avant de se marier et éventuellement de suivre leur époux dans son pays. Certains pensent aussi que les familles acceptent mieux les conjoints de leurs enfants quand ceux-ci approchent de la trentaine car ils pensent que c’est peut-être la dernière chance de se « marier dans les temps », et ils sont plus près à accepter les sacrifices de la situation. Tout ceci fait que les couples ayant fait des études supérieures semblent passer cette étape plus facilement après 25 ans qu’avant. Ce n’est dailleurs pas spécifique aux couples mixtes.
Entre écriture terrifiante et grammaire absurde, Japonais et français sont parmi les langues les plus compliquées à apprendre. Certains couples internationaux commencent à parler en anglais, d’autres dans en français ou japonais, qu’un des conjoints aura appris pendant ses études. La vérité est que l’apprentissage d’une langue une fois adulte et dans la vie active est difficile pour beaucoup. C’est toutefois un effort auquel le conjoint non bilingue doit accorder la plus grande importance : seule une maitrise raisonnable de la langue du conjoint pour les deux partenaires permet une bonne communication avec les familles respectives, et cela aide certainement à s’intégrer dans chacun des pays. Lorsque l’on a une vie professionnelle intense, on n’a souvent pas le courage de se plonger vers 10 heures du soir dans une liste de kanjis ou des conjugaisons du troisième groupe. Un petit congé sabatique de 3 ou 6 mois pour étudier dans le pays la langue du conjoint peut-être une bonne idée.
Certains expliquent les difficultés des couples internationaux par des différences de cultures complexes, liées aux philosophies très différentes entre paganisme et christianisme. C’est peut-être vrai, mais je crois qu’il ne faut pas négliger des aspects plus concrets des différences de modes de vie. Il faut décider si l’on enlève les chaussures à la maison (mode japonaise) ou si on les garde (mode française). La douche se prend également le soir (au Japon) ou le matin (en France). Les femmes japonaises retournent dans leur famille pour la fin de leur grossesse, alors qu’elles restent au domicile conjugal en France. Les habitudes alimentaires sont également différentes. Les femmes gèrent l’argent du couple toutes seules au Japon, alors que c’est plus une décision commune en France. Les vacances sont courtes et luxueuses au Japon, alors qu’elles sont longues et souvent « en famille à la campagne pour un mois» en France. Les courses se font tous les jours au Japon, alors que l’on se rend au supermarché pour le caddie hebdomadaire en France. La bonne viande de bœuf est maigre en France alors qu’elle est grasse au Japon. Enfin, peut-être plus important, les japonais n’aiment pas beaucoup les imprévus, et apprécient qu’un emploi du temps soit fixés à l’avance, sans annulation et retard le jour venu. Ce dernier point semble être un de ces qui énervent le plus les conjoints japonais de français.Tous ces sujets d’importance variable font qu’il va falloir trouver un mode de vie commun qui, sur certains aspects, surprendra un des conjoints. Là encore, un compromis est sans doute la meilleure des solutions, il est préférable de parler des sujets les plus sensibles avant une installation définitive.
Ce post de l’excellent blog « La rivière aux canards » explique l’accord sur les retraites signé entre la France et le Japon.
Des articles précédents de ce blog traitent des couples aux Japon, des démarches administratives pour la venue d'un conjoint japonais en France, et de la vie d'expatrié au Japon.
Je vous propose de compléter mon article avec vos expériences. J’enrichirai celui-ci au fur et à mesure avec les meilleures contributions des commentaires.
Publié par
U
à
14:00
15
commentaires
Libellés : conjoint japonais, Japon, mariage, vie pratique
dimanche 20 avril 2008
Cadre étranger au Japon: la suite
Publié par
U
à
20:57
5
commentaires
Libellés : conjoint japonais, entreprise, vie pratique
jeudi 27 mars 2008
Cadre étranger au Japon
J'ai eu la chance de travailler sur un projet de grande ampleur dans la filiale japonaise d’une multinationale anglo-saxonne. Ce fut une expérience remplie d’imprévue, vite transformée en une lutte entre les managers occidentaux et les employés japonais. En tant que ‘latin’, et un des seuls occidentaux parlant japonais, j’ai souvent été considéré ‘neutre’ dans les luttes de pouvoir, et j’ai servi de confident tout à tour aux occidentaux et japonais. Cette position m’a permis de prendre du recul, et d’établir quelques enseignements clés qui me seront très utiles la prochaine fois. J’espère qu’ils pourront être utile à d’autres cadres mutés au Japon. Leçon 1 : Partez avec des objectifs réalistes. Vous pouvez être un cadre très efficace en Occident. Mais il est probable que vous passerez énormément de temps à convaincre vos employés japonais que vos idées sont juste. Ce cap passé, l’implémentation pourra être beaucoup plus lente que prévue, et dans certains cas, ne progressera pas du tout. Tant qu’ils ne sont pas au pied du mur, vos employés japonais accepteront très difficilement de changer leurs méthodes de travail. Ils parieront peut-être sur le fait que vous n’êtes là que pour deux ou trois ans, alors qu’ils resteront plus longtemps. Ils seront donc plus enclins de préserver leurs relations avec leurs collègues et leurs clients que de vous aider. Il me semble donc raisonnable de baser vos objectifs sur ce que votre prédécesseur a réussi au Japon, pas sur ce que vous avez réussi en Occident. Dans la plupart des situations, il est réaliste de limiter ses objectifs à l’implémentation de changement consensuel et incrémental, la correction d’inefficacités criantes, et une meilleure visibilité sur les opérations japonaises. Leçon 2: N’acceptez qu’un poste avec du pouvoir Les occidentaux et les japonais travaillent rarement de façon efficace ensemble, les façons de penser et les réflexes étant très différents. La communication est souvent très difficile à cause de la traduction. De façon tout à fait rationnelle, la plupart des japonais préfèreront vous laisser dans un placard, et continuer à gérer leurs affaires entre eux. Ils pensent en effet qu’ils perdront plus de temps à vous impliquer dans les décisions que ce que vous pouvez leur apporter. Ils ont aussi peur que vous cassiez les relations et l’organisation qu’ils ont mis en place. Si vous êtes satisfait par deux ans de congés payés au Japon, cela est parfait pour vous. Toutefois, si vous voulez agir, vous devez vous assurer que votre poste est conçu pour que vous soyez dans la boucle de toutes les décisions. Vous pouvez avoir le contrôle du budget, vous pouvez aussi avoir une connaissance technique absolument indispensable à vos collèges. Dans cette situation, vous n’aurez pas à vous préoccuper d’être impliqué dans le travail de vos collègues japonais, comme ils ont besoin de vous. Leçon 3: N’espérer pas être cru sur parole parce que vous êtes occidental Les entreprises occidentales, en particulier anglo-saxonnes sont parmi les plus efficaces et innovantes. Certains cadres occidentaux pensent que leur façon de travailler est indiscutablement la meilleure, et s’attendent à ce que les japonais l’admettent, les écoute, et adoptent les méthodes occidentales. Ce sentiment est souvent renforcé par la difficulté des japonais à s’exprimer en anglais, et à expliquer de façon convaincante leurs idées. La version japonaise de l’histoire est évidemment différente. Les employés japonais sont très fiers de la réussite industrielle de leur pays : ils ont construit la deuxième économie mondiale dans un pays exigu, et ils ont probablement réussi la transition la plus rapide d’un pays féodal à un pays moderne. Les japonais pensent aussi souvent que leur société est plus harmonieuse. Nous pourrions débattre pendant des heures des mérites comparés de l’occident et du Japon, Il est toutefois certain que dans certains domaines, le Japon est au moins aussi compétitif que les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, et ceci en utilisant des méthodes japonaises. L’exemple évident est celui de l’industrie automobile. Les employés japonais ne seront pas prêt à vous croire sur parole, et discuteront toujours vos idées. Il vous sera donc toujours nécessaire d’écouter vos employés, et de les convaincre que vos idées sont juste, et surtout, adaptées au marché japonais. Leçon 4: Adaptez vous au marché japonais Les locaux exagèrent souvent les spécificités du Japon, mais il existe des différences objectives avec l’occident, qui se réduisent souvent aux points suivants : Passer de longues soirées au travail en occident est souvent considérés comme inefficace. Les gens brillants sont supposés capables de s’organiser pour terminer leur travail dans les temps. C’est probablement vrai, mais cette façon de penser a aussi ses limites. En creusant un peu, on s’aperçoit souvent qu’un travailleur autoproclamé efficace rentrant chez lui à 6 heures du soir cache souvent un subordonné ou un sous-traitant qui passe sa soirée au travail pour compenser, et une rhétorique très élaborée pour refiler à des collègues les tâches les plus ardues. Les japonais respectent en général le travail et les longues soirées au bureau. Pendant mon séjour au Japon, j’ai pu suivre les parcours d’une vingtaine de cadres occidentaux de haut niveau. Ceux qui ont réussi étaient toujours les plus travailleurs, même s’ils n’avaient pas forcément le plus d’expertise ou d’expérience. En restant de longues heures au travail, ils gagnaient le respect de leurs collègues japonais, ils avaient le temps de peaufiner les détails, et ils étaient au bureau quand les décisions se prenaient le soir. La réunion la plus efficace du projet fut une session durant 14 heures, commencée vers 16 heures et se prolongeant jusqu’à 6 heures du matin le jour suivant, et pendant laquelle tous les détails d’un contrat important furent discutés. C’est un cas extrême, mais vous devez être prêt à finir votre travail régulièrement entre 21 et 23 heures. Une bonne hygiène de vie est sans doute de prévoir des soirs de semaines chargés, mais de garder votre week-end pour vous et votre famille. D'autres points ont été développés dans un second article.
Note: Les clichés illustrant ces articles ont été choisi uniquement pour leur esthétique. Je n’ai travaillé dans aucun des immeubles figurant sur ces clichés et les conseils donnés dans l’article ne sont donc pas basés sur des sociétés domiciliées dans ces immeubles.
Publié par
U
à
00:34
11
commentaires
Libellés : entreprise, Japon, vie pratique
samedi 1 mars 2008
Titre de séjour en France pour un conjoint japonais
Suite à plusieurs demandes, ce témoignage explique le parcours suivi par un conjoint japonais de citoyen français pour obtenir un titre de séjour à Paris. Le préalable nécessaire à ces démarches est l’obtention par le conjoint japonais d’un visa de « famille de français » à l’ambassade de France au Japon. Même si le mariage a été célébré en France, il est nécessaire pour le conjoint japonais de retourner au Japon pour obtenir le visa. Si le mariage a été célébré au Japon, il doit avoir été transcrit sur les registres de l’état-civil français avant la demande de visa. Parmi les documents demandés, il est nécessaire de présenter l’original de la carte d’identité (ou un certificat de nationalité française obtenu auprès d’un tribunal d’instance) du conjoint français. Si le conjoint habite en France au moment de la demande de visa, il devra donc se séparer de sa carte d’identité pendant plusieurs semaines, et s’assurera d’avoir un autre titre d’identité disponible (idéalement un passeport valide, mais un permis de conduire suffit dans la plupart des cas). Une fois le visa obtenu, le conjoint japonais se rendra en France dans les 3 mois. Les billets d’avion aller-simple sont hors de prix (par exemple 415.000 Yens taxes comprises sur Air France pour un billet en mars 2008). Vous pouvez probablement vous organiser avec un billet aller retour beaucoup moins onéreux. Ainsi un billet Air France aller-retour avec un départ en mars 2008 ne coûte que 130.000 Yens taxes comprises pour un séjour de deux semaines. N’hésitez pas à utiliser les offres promotionnelles. Air France offre ainsi un tarif à seulement 100.000 Yens l’aller-retour en avril 2008. Une autre possibilité est d’obtenir un billet aller-simple avec les programmes de fidélité des compagnies aériennes. Un aller-simple entre le Japon et la France sur Air France peut s’obtenir avec seulement 40.000 « miles ». Une fois à Paris, le conjoint de japonais devra se présenter au commissariat de police correspondant à son arrondissement dans les 2 mois. Le commissariat compétent n’est pas forcément celui de votre quartier, et en mars 2008, 2 commissariats, un situé dans le 17è, l’autre dans le 14è, permettent d’effectuer les démarches. Tous les détails sont sur le site de la préfecture de police de Paris. Le conjoint y obtiendra ainsi un titre de séjour provisoire « récipissé de demande de carte de séjour» valable 3 mois et un rendez-vous à la préfecture de police pour le dépôt de la demande de titre de séjour plusieurs semaines plus tard. Lors du rendez-vous à la préfecture, la présence du conjoint français est nécessaire. Parmi les documents nécessaires, il est demandé des « preuves de communauté de vie ». Les documents préférés de l’administration sont les preuves de compte communs, les baux de location aux deux noms, l’inscription du conjoint étranger à la sécurité sociale du conjoint français (carte vitale…), les déclarations d’impôt communes. Les couples franco-japonais venant juste de s’installer en France n’ont souvent pas tous ces documents, et l’administration se montre compréhensive même si les documents présentés ne sont pas très convaincants (dans le cas de l’auteur de cet article, quelques billets d’avion communs). Les autres documents nécessaires sont principalement la preuve de mariage (livret de famille), les documents d’identité des 2 conjoints, ainsi que les preuves de domiciles (factures EDF / GDF…). A la préfecture, un rendez-vous sera donné quelques semaines plus tard à l’ANAEM quelques semaines plus tard. Le rendez-vous à l’ANAEM (Agence Nationale de l’accueil des étrangers et des migrations) prend un demi-journée. Le conjoint japonais subira un examen médical, ainsi qu’un entretien pour déterminer son niveau de français. Il ne s’agit pas ici de tester le français littéraire, mais de vérifier que le conjoint étranger est capable d’effectuer des démarches de la vie courante par lui-même. Si le niveau de français n’est pas suffisant, des cours gratuits et obligatoires seront imposés. Le conjoint obtiendra enfin son précieux titre de séjour (valable 1 an) contre le paiement d’un timbre ANAEM. Il recevra aussi une convocation pour un cours obligatoire d’une journée de « formation civique » quelques semaines plus tard. La procédure de renouvellement du titre de séjour est plus simple. Il est recommandé de téléphoner au standard de la préfecture de police 2 ou 3 mois avant l’expiration du titre pour obtenir un rendez-vous à la préfecture de police. Il y a souvent 1 ou 2 mois d’attente. Les pièces nécessaires sont les mêmes que pour la première demande de visa. Pour le renouvellement, il sera alors nécessaire de présenter des vraies preuves de communauté de vie. Le conjoint recevra alors un titre de séjour provisoire « récipissé de demande de carte de séjour» valable 3 mois, ainsi que la data à laquelle il pourra venir chercher son nouveau titre de séjour à la préfecture de Police, contre le paiement d’un timbre ANAEM. Changement d'adresse (ajout le 14 novembre 2008)

En cas de déménagement, il est obligatoire de déclarer le changement d’adresse des ressortissants étrangers dans les 8 jours suivant le déménagement. A Paris, cela s’effectue auprès du commissariat de police du quartier (UPQ) sans rendez-vous et les commissariats sont souvent ouverts tard le soir (jusqu’à 20 heures). Il est par contre nécessaire de réunir un nombre important de documents :
Visa dispensant de demande de la carte de séjour(mise à jour au 16 septembre 2009)
Il existe maintenant une procédure simplifiée permettant d'obtenir un visa dispensant de la demande de carte de séjour en préfecture. Il faut pour cela remplir un formulaire additionnel lors de la demande de visa, et l'envoyer à l'OFII (successeur de l'ANAEM) à l'arrivée en France.
Plus de détails sur sont disponibles sur le site de l'OFII
Avertissement : les procédures administratives évoluent. La lecture de ce témoignage ne vous dispense pas d’une recherche circonstanciée auprès des autorités compétentes.
Achat de billets Air France depuis le Japon : http://www.airfrance.co.jp/
Site de l’ANAEM : http://www.anaem.social.fr/
L'organisation a été maintenant remplacée par l'OFII (http://www.ofii.fr/)
Préfecture de police de Paris : http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/ La procédure en détail est expliquée en suivant le lien « Delivrance de documents / Ressortissants étrangers» puis « titre de séjour » et « autre catégorie ».
Ambassade de France au Japon : http://www.ambafrance-jp.org/
Enfin, un autre article de ce blog donne quelques conseils pour réussir un couple international avec un conjoint japonais.
Publié par
U
à
14:54
25
commentaires
Libellés : ANAEM, conjoint japonais, Japon, titre de séjour, vie pratique, visa