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dimanche 13 septembre 2009

Doit-on plaindre ceux qui gagnent les élections ?

Dans le quartier chic et légèrement canaille d'Akasaka, les belles voitures sont courantes, souvent noires et aux vitres teintées. Mais je fus surpris de devoir céder le passage à une superbe Rolls-Royce blanche dont l'autoradio inondait la rue de musique disco. Elle était conduite par un homme d'âge mûr souriant et excentrique. Les portes étaient décorées du slogan « Sumairutoo » (スマイル党), le parti du sourire. J'ai ensuite appris qu'il s'agissait de « Mac Akasaka », le responsable et unique candidat du parti qui a mené une campagne sur le thème « Arrêtons de faire la gueule, sourions, et soyons moins stressé ». Des idées plus dangereuses et moins utiles ont porté leur candidat au pouvoir. Mais assez injustement, notre sympathique Mac n'a pas dépassé les 1000 voix dans une circonscription par ailleurs remportée par le parti démocrate(民主党). Ce groupe a obtenu la majorité absolue dans le pays, et pour la première fois depuis 53 ans, le parti libéral démocrate (自民党) sera écarté durablement du pouvoir. Un tel événement aurait provoqué de grandes fêtes populaires en Europe. Pourtant, le soir de l'élection, il n'y a eu aucun signe de joie au Japon.
Le désintérêt relatif des japonais pour la politique frappe beaucoup de visiteurs étrangers. Les derniers potins du gouvernement ne sont certainement pas un sujet de conversation, et d'une façon générale, les japonais ont peu d'intérêt pour les idéologies. Ni le marxisme, ni l'idéal d'un âge d'or conservateur chrétien, ciments des traditions politiques en Europe n'y font recette. Il y a dans une certaine mesure deux France, de gauche et de droite, avec pour chacune leurs élites et leurs classes populaires : leur rivalité rappelle parfois celle entre clubs de football. Cette distinction n'existe pas au Japon. Il serait ainsi complètement incongru de demander à un artiste s'il est « de gauche » ou « de droite ».
Pourtant, il serait faux de croire que les japonais sont trop respectueux de l'harmonie sociale pour avoir des opinions politiques . Ils ont même la critique facile, parfois cruelle. En entreprise ou dans leur voisinage, les japonais aiment commenter et donner leur avis, en critiquant parfois sans ménagement. Cela s'étend d'ailleurs à la politique locale: les premiers mouvements de contestation du parti au pouvoir ont souvent eu lieu dans les années 90 lors de l'opposition de la population à des projets discutables, comme la construction de barrages sur la dernière grande rivière sauvage du pays dans la préfecture de Tokushima (徳島), ou la construction d'un pont de style français au coeur de Kyoto (京都). Les grands scandales de corruption, comme l'affaire Lockheed dans les années 70, ont aussi parfois temporairement mis à mal le pouvoir, mais il a toujours su, jusque dans les années 90, se renouveler.
Si le parti libéral démocrate a gardé le pouvoir pendant 53 ans, à l'exception de quelques mois en 1993, c'est d'abord parce que le pays a été remarquablement gouverné jusqu'au milieu des années 80 par une administration efficace travaillant en symbiose avec les politiques et les grandes entreprises. Tout n'était pas parfait dans le Japon de la fin des années, 80, mais le pays était prospère, plutôt égalitaire et très sûr: de quoi être l'envie du reste du monde. Le contexte de guerre froide fut aussi très concret au Japon, un pays qui partage des frontières maritimes avec la Chine et la Russie, et qui a subi les raids réguliers de commandos nord-coréen kidnappant des citoyens sur la rive de la Mer du Japon. Le parti libéral-démocrate, garant de l'alliance américaine, rassurait face à une opposition plus aventureuse diplomatiquement. Il y avait aussi une certaine forme d'alternance en fonction du poids des différentes factions qui donnait une obligation de résultats: une équipe médiocre aurait très vite fait chuter sa faction à l'intérieur du parti. les chefs de faction avaient ainsi le pouvoir de démettre les premiers ministres. Un autre facteur de longévité est le réseau de « clients » du partis, en particulier dans les zones rurales: un député qui amenait des subventions a sa circonscription était tout naturellement réélu. C'était aussi une sorte de redistribution : les grands projets de construction donnaient du travail aux ouvriers, et les subventions agricoles amélioraient le sort de paysans peu fortunés. Le parti a aussi prolongé son règne par son alliance avec le Komeito, un parti religieux bouddhiste qui dispose d'un corps éléctoral limité mais très fidèle.
Le système a plutôt bien fonctionné jusqu'en 1991, où un premier ministre pourtant populaire, Toshiki Kaifu (海部 俊樹), n'a pu passer un plan de réforme sans doute nécessaire, car sa faction n'avait pas assez d'influence au sein du parti. Une autre occasion peut-être manquée est l'échec de l'introduction de primaires en 1978. Devant les ressentiments générés, le parti est vite revenu aux arrangements à l'amiable pour désigner ses responsables. Le parti libéral démocrate n'a pas su non plus utiliser la popularité de Junichiro Koizumi, premier ministre de 2001 à 2006, avec un programme libéral et modérément nationaliste. Trois premiers ministres se sont succédés depuis de façon chaotique.
S'il a fallu presque 20 ans après le début de la crise en 1989 pour que le parti libéral démocrate perde le pouvoir, c'est aussi parce que l'opposition a eu beaucoup de mal à s'organiser. Leurs partis n'avaient pas forcément de pression pour devenir responsables quand ils étaient condamnée à une opposition permanente, ce qui laissait libre cours aux aventures individuelles, et à la valse destructrice des egos. Le parti démocrate est ainsi seulement né en 1998 de la fusion de petits partis d'opposition, et n'existe dans sa forme actuelle que depuis qu'il a incorporé en 2003 des dissidents du parti au pouvoir.
Cela explique sans doute pourquoi l'arrivée au pouvoir du parti démocrate ne soulève pas l'enthousiasme des foules: le parti n'a pas toujours une idéologie claire, et il Il a une structure de pouvoir complexe: si Yukio Hatoyama (鳩山由紀夫) sera premier ministre, Ichiro Ozawa (小沢一郎), un ancien dissident de l'autre bord, est maintenant le maitre réel, dans l'ombre, du parti. Ses dirigeants font également largement parti du milieu de la politique japonaise: Yukio Hatoyama est le petit fils d'un premier ministre, le fils d'un ministre des affaires étrangères, il est aussi affilié par sa mère à la famille d'industriels Ishibashi (石橋), propriétaires de la marque Bridgestone. On comprend pourquoi la plupart des japonais, même s'ils ont voté pour l'opposition, furent très sceptiques sur le programme du parti démocrate. Celui-ci promet d'ailleurs beaucoup aux électeurs, sans expliquer forcément d'où viendra l'argent, dans un pays très endetté: les emprunts de l'état représentent presque 200% du PIB, plus de deux fois le ratio français. Un autre facteur de scepticisme est le pouvoir que garderont les hauts fonctionnaires largement responsables des politiques actuelles. Le nouveau gouvernement aura besoin de ces bureaucrates pour gouverner, car la plupart des ministres manqueront d'expérience dans leur domaine. Réussir à faire changer la haute fonction publique sans se l'aliéner demandera sans doute une grande finesse politique.
Avec toutes ces réserves, l'alternance reste un grand événement. Si aucun des deux grands partis n'implose, un risque toujours présent, le Japon aura un système politique mature, avec deux partis de gouvernement alternant au pouvoir, ce qu'Ozawa a souhaité depuis le début des années 90. C'est le système le plus efficace dans toutes les grandes démocraties, et cela le sera sans doute aussi au Japon.
Beaucoup pensent que le nouveau gouvernement a correctement identifié les points faibles du pays: il promet ainsi de renforcer le système de sécurité sociale japonaise: ce dernier est très incomplet et oblige les particuliers à beaucoup épargner en cas de coup dur, limitant ainsi la consommation. Outre les conséquences humaines dramatiques dans certain cas, cela rend le pays trop sensible aux exportations: ainsi, cette année, l'économie japonaise devrait se contracter de plus de 6% quand la France subira sans doute moins de 3% de récession. Le coût de l'éducation des enfants, seulement en partie pris en charge par l'état, est aussi un frein à la natalité. Le financement de cette nouvelle protection sociale n'est toutefois pas du tout assuré: les promesses d'économies basées sur l'élimination des gaspillages actuels du gouvernement semblent très aléatoires. Sur certains points, la politique proposée n'est pas facile à comprendre: le nouveau gouvernement se veut écologique, mais propose de baisser la taxe sur les carburants, et de supprimer le péage des autoroutes.
Le succès de ces réformes nécessaires n'est pas assuré: l'histoire du Japon est fait de périodes de repli vers le passé, et donc de lent déclin relatif, suivi par des phases de réformes rapides et efficaces, souvent après une humiliation nationale. Ces transformations n'ont jamais été le fait de révoltes populaires, mais sont toujours venues d'une partie clairvoyante de l'élite. L'année prochaine, la Chine devrait dépasser le Japon pour devenir la deuxième économie mondiale, cela pourrait être l'électrochoc dont le pays a besoin pour décider de se moderniser.
Résultat des élections japonaises (sur 480 sièges, majorité absolue à 241 sièges)

Majorité

Parti démocratique du Japon: 308 sièges (+ 195)
Parti social démocrate: 7 sièges (=)
Nouveau parti des citoyens: 3 sièges (-1)

Opposition:

Parti libéral démocrate: 111 sièges (-177)
Nouveau parti « Komeito »: 21 sièges (-10)

Partis indépendants:
Parti communiste japonais: 9 sièges (=)
Parti de tout le monde: 5 sièges
Indépendants: 8 sièges
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dimanche 24 février 2008

Les quartiers de Tokyo - Akasaka

Pour pacifier une noblesse violence, Louis XIV avait créé Versailles, et y avait rassemblé les plus grands artistes du temps. Les grands du royaume y étaient attirés par les dernières modes et créations, et enivrés par les fêtes, oubliaient de se révolter. A la même époque, les shoguns de la dynastie Tokugawa choisirient une méthode plus radicale, en obligeant les grands du pays à résider un an sur deux à la capitale, et à y laisser leur famille en otage le reste du temps. Les collines du sud de la ville, appelées ‘Yamanote’ (山の手) étaient ainsi recouvertes de grandes propriétés.

Nous allons aujourd’hui parcourir un de ces anciens quartiers nobles, Akasaka (赤坂), la pente rouge. La promenade commence à la sortie de la gare de Yotsuya, desservie par les lignes Chuo (中央線) et Marunouchi (丸の内線) en fin de matinée. Celle-ci fait face au palais d’Akasaka (赤坂迎賓館), grand édifice de style néo-baroque allemand construit au début du XXè siècle et entouré d’un superbe parc de 12 hectares. Le palais était autrefois celui du prince héritier, et sert depuis 1974 à la réception des chefs d’états étrangers. Il est donc fermé au public la plupart du temps. En longeant le jardin par la gauche, puis en suivant l’autoroute suspendue en bordure d’une ancienne douve transformée en étang, nous arrivons au carrefour d’Akasaka Mitsuke (赤坂見付).

Juste au nord du carrefour d’Akasaka Mitsuke se trouvent deux des plus célèbres hôtels de Tokyo, l’Akasaka Prince Hotel et le New Otani. Le célèbre bâtiment triangulaire du New Otani, un des premiers hôtels modernes de Tokyo, a reçu James Bond et surtout Blake et Mortimer. L’hôtel mérite de toute façon une visite pour son jardin en libre accès, conservé depuis l’époque où l’endroit une villa aristocratique. Si un costume n’est pas de rigueur, l’on évitera de se rendre débraillé dans cet établissement de bonne tenue. Le restaurant panoramique dans la nouvelle tour offre aussi des buffets à volonté remarquables, avec une belle vue sur Tokyo et sur ses jardins. Le prix est très raisonnable au déjeuner. Les japonais appellent « Viking » (バイキング) ces formules de repas à volonté. L’idée a été introduite par l’hôtel Impérial dans les années 50, suite à une visite du manager de l’époque au Danemark, où les buffets à volonté de poisson fumé étaient courants. Le nom danois de la formule, imprononçable, fut vite abandonnée, et remplacée par le nom de « Viking ». Une alternative au buffet du « top of the tower » est le café « Aux Bacchanales » situé près de l’entrée de l’hôtel New Otani, réplique fidèle d’une brasserie parisienne.

Le quartier animé d’Akasaka se visite la nuit tombée, je vous propose donc une promenade dans les quartiers voisins pour l’après-midi. Au carrefour d’Akasaka Mitsuke, nous prendrons à gauche en sortant du New Otani et suivront l’autoroute. Quelques minutes de marche nous amènent au cœur de Nagata-cho, le siège du gouvernement japonais. Celui-ci comprend peu de bâtiments historiques, mais la cour suprême japonaise, située au carrefour de « miyakezaka » (三宅坂) mérite le détour pour son aspect oppressant. Le bâtiment a été construit en 1974 par l’architecte Shinichi Okada. Puis, nous prendrons à gauche et suivrons la route qui borde le palais impérial jusqu’à Hanzomon (半蔵門), une des portes. L’ambassade britannique, sans doute le bâtiment le mieux placé de la ville se trouve face aux douves du palais. Son adresse est Numéro 1, Ichiban-Cho (ville no 1), Chiyoda-Ku, Tokyo. L’ambassade date des années 20, le bâtiment original fut détruit lors du tremblement de terre de 1923. Il est possible de prolonger la promenade en prenant la route très agréable qui franchit les douves du palais impérial sur la droite au carrefour de Chidorigafuchi (千鳥ヶ淵). Il est possible ensuite de rejoindre la station « Kudanshita » (九段下), et de prendre la ligne Hanzomon (半蔵門線) qui ramènera en deux stations au carrefour d’Akasaka Mitsuke (s’arrêter à la station de Nagatacho (永田町)).


De retour au carrefour d’Akasaka Mitsuke, une large avenue ‘Sotobori Dori’ mène à Toranomon. Nous prendrons la gauche de l’avenue et après quelques minutes, nous croiserons la ‘Prudential Tower’, construite en 2001 sur le site de l’hôtel new Japan, qui disparut dans un incendie en février 1982, en faisant 32 victimes. Le site eut la réputation d’être hanté, et resta une carcasse vide jusqu’en 1995, malgré le prix de l’immobilier dans les environs. Quelques minutes après les Prudential Towers, on rejoint les escaliers menant au temple de ‘Hie Jinja’ (日枝神社), qui mérite une courte visite.

Il est maintenant temps de faire connaissance avec le vrai Akasaka. Le quartier était un des plus animés de la ville dans l’après guerre. Ses bars et établissements équivoques étaient fréquentés par les hommes politiques, et furent le cadre des plus gros scandales de l’époque, dont la célèbre affaire Lockheed : l’avionneur américain a offert de larges pots de vins aux hommes politiques japonais pour faire acheter ses avions, en employant comme intermédiaire une figure du milieu. Les clubs comme le Copacana, le « New Latin Quarter » font partie de la légende sulfureuse de Tokyo. Il reste peu de témoins directs de ce passé, à part peut-être le Love Hotel ‘Chanté’, un simili château européen, où une des plus célèbres call girl de l’époque fut assassinée. Il est situé à proximité immédiate de la station de métro d’Akasaka (赤坂駅). Depuis le temple de ‘Hie-jinja’, nous traverserons le carrefour de Sannoshita (山王下) et prendre la rue ‘Akasaka dori’ (赤坂通り). L’hôtel se trouve à une centaine de mètres à gauche au deuxième feu, à proximité de l’immeuble de TBS, une des grandes télévisions privées japonaises. L’on reviendra ensuite sur ses pas jusqu’à la toute nouvelle Akasaka biz tower, et prendra la rue ‘hitotsugi doori’ (一ツ木) située en bordure du quartier animé. Les petites rues en pente sur la gauche après la tour « Biz Tower » sont très calmes pour le centre de Tokyo et l’on passera peut-être devant un salon de thé, où les geishas reçoivent leurs fortunés invités.

Nous reviendrons ensuite vers la ‘hitotsugi dori’ et nous découvrirons, de nuit cette fois, le quartier animé d’Akasaka, situé entre les rues de ‘Sotobori dori’ et de ‘hitotsugi dori’. Les restaurants coréens de yakiniku y sont nombreux, ainsi que les pachinkos. L’endroit comporte également des lieux plus accessibles, tels que restaurants étrangers ou de sushis à prix raisonnables, ainsi que la plupart des chaînes d’Izakaya. Votre visite se terminera donc en soirée dans une des nombreuses adresses des environs. Après le repas, un verre au bar de l’Akasaka Prince Hotel conclura la soirée.


Vous pouvez continuer votre lecture par la ville basse de Tokyo.

Hotel New Otani : 4-1 Kioi-Cho, Chiyoda-Ku, Tokyo T102-8578, Tel: 03-3265-1111, Buffet « Top of the Tower », Y5040 (30 Euros) par personne au déjeuner, Y7875 (50 Euros) au dîner, réservations au 03-3238-0023. http://www.newotani.co.jp/en/tokyo/

Grand Prince Hotel Akasaka : 1-2 Kioi-Cho, Chiyoda-Ku, Tokyo T102-8585 Tel: 03-3234-1111. Bar “Top of Akasaka”, ouvert de 17h à 1h du matin. http://www.princejapan.com/GrandPrinceHotelAkasaka/

Tokyo Underworld: The Fast times and Hard Life of an American Gangster in Japan, ISBN 978-0375724893: un récit agréable de l’histoire du milieu de Tokyo dans l’après-guerre, d’après les mémoires de l’un des principaux acteurs de l’époque.

Il est recommandé d’utiliser les sites Yahoo Gourmet http://gourmet.yahoo.co.jp/ ou Gunavi http://www.gnavi.co.jp/ pour chercher un restaurant ou un bar (sites en japonais). Les restaurants changent souvent à Tokyo et une adresse est très vite périmée. Ci-dessous se trouvent toutefois deux adresses prévisibles:

Umai Sushi-Kan (うまい鮨勘): en face de la station de métro d’Akasaka sur la rue Akasaka Dori. Akasaka 3-13-1, Minato Ku Tokyo T107-0052 東京都港区赤坂3丁目13-1: Tel 03-3560-6711. Assortiments de sushis de Y1500 (9 Euros) à Y3000 (18 Euros) par personne environ, ouvert de 11h à 3h du matin en semaine, de 11h à 23h le week-end : http://www.sushikan.co.jp/

Kyushu Jangara (九州じゃんがら): entre les Prudential Towers et le temple « Hié Jinja » sur la « sotobori dori ». NagataCho 2-12-8 Chiyoda-Ku Tokyo 〒100-0014 東京都千代田区永田町2-12-8. ouverture à 10h45. Fermeture à 1h du matin le dimanche, 3h30 du matin le vendredi et 2h du matin les autres jours. Pâtes « Ramen » à la soupe de porc de Y600 (3.5 Euros) à Y1000 (6 Euros) par personne. http://www.kyusyujangara.co.jp/shops/akasaka.htm

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